La chirurgie du genou est parfois inévitable, mais une nouvelle étude montre qu'elle est souvent évitable — ou du moins repoussable — grâce à un geste aussi simple que de modifier l'angle de vos pieds quand vous marchez.
En tant qu'ostéopathe, je vois régulièrement des patients en attente de prothèse qui ignorent encore qu'il existe des alternatives concrètes pour ralentir la progression de leur arthrose. Ces résultats me semblent importants à partager.
Ce que l'étude a montré
Des chercheurs ont étudié l'effet d'un ajustement intentionnel de l'angle du pied — légèrement tourné vers l'extérieur — pendant la marche chez des personnes souffrant d'arthrose du genou.
Résultats :
- La douleur au genou a diminué de façon comparable à ce qu'obtiennent certains médicaments anti-douleur
- Le stress mécanique sur l'articulation a été significativement réduit
- Les dommages cartilagineux ont ralenti
- Les participants ont maintenu ce changement de posture pendant plus d'un an
L'effet était mesurable, durable, et sans aucun effet secondaire. C'est ce qu'on appelle une intervention à faible coût et à fort impact.
Pourquoi l'angle du pied change tout
Le genou est une articulation de transmission : il transmet les forces entre la cheville et la hanche. Lorsque le pied est légèrement orienté vers l'extérieur, l'axe de charge se déplace vers la partie externe du genou, soulageant ainsi le compartiment interne — la zone la plus souvent touchée par l'arthrose.
C'est une mécanique assez intuitive quand on l'explique en consultation. Le corps entier est un système d'équilibres et de compensations. Un petit changement en bas de la chaîne modifie les contraintes tout au long du membre inférieur.
En ostéopathie, j'examine souvent cette chaîne dans sa globalité : la cheville, le genou, la hanche, le bassin. Un défaut de mobilité à un niveau se répercute inévitablement sur les autres.
Ce que l'ostéopathie peut apporter en complément
Modifier consciemment sa marche est efficace, mais ce n'est pas toujours simple à mettre en pratique seul. Plusieurs facteurs peuvent freiner ce changement :
- Des restrictions de mobilité articulaire : si la cheville ou la hanche manquent d'amplitude, il est difficile de modifier durablement l'appui
- Des compensations musculaires : certains muscles raccourcis ou inhibés imposent leur propre schéma de mouvement
- Des habitudes posturales ancrées : le corps revient instinctivement vers ses patterns habituels
L'ostéopathie travaille précisément sur ces obstacles. En restaurant la mobilité des articulations concernées et en réduisant les tensions musculo-fasciales, je peux aider le corps à adopter plus naturellement un meilleur schéma de marche — et à le maintenir dans le temps.
Parallèlement, des conseils pratiques sur l'exercice adapté, le renforcement musculaire ciblé (notamment du quadriceps et des muscles fessiers) et la gestion du poids viennent compléter cette approche.
Marcher mieux, c'est aussi prévenir
Ce type de recherche confirme quelque chose que je défends au quotidien : pour de nombreuses pathologies articulaires, le mouvement est un outil thérapeutique à part entière — à condition qu'il soit bien orienté.
L'arthrose n'est pas une fatalité liée à l'âge. C'est une pathologie mécanique, inflammatoire et biologique dans laquelle nos habitudes de mouvement jouent un rôle central. Identifier et corriger les mauvaises mécaniques, c'est souvent gagner des années de qualité de vie.
Si vous souffrez du genou et que vous cherchez des solutions concrètes avant d'envisager une chirurgie, je vous invite à prendre rendez-vous à mon cabinet à Tel Aviv. Ensemble, nous analyserons votre posture, votre marche et les tensions qui y contribuent — pour vous aider à retrouver un mouvement libre et sans douleur.


